l'atelier des Venterniers

24, rue Duhem 59000 Lille / lesventerniers@lesventerniers.com

Nous recevons uniquement sur rendez-vous. 

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le mot "venternier"

VENTERNIER, n. m., [vɑ ̃tεʀnie], vient de voiterne (1800) ou de vanterne (1821), n. f. arg. pop., XIXe s. : fenêtre, croisée, lucarne, soupirail ; 

mot d’argot formé par le croisement de ventail (ou de l’espagnol ventana) et de lanterne. Ce mot désigne une variété de cambrioleur 

qui s’introduit par la fenêtre. Se dit aussi venternien ; vanternier ; vanternien

– Par ext. C’est un noctambule, un flâneur, un marginal ;  discret et habile, « empêcheur de tourner en rond », il n’hésite pas, quand les portes sont fermées, à grimper à la croisée… 

– XXIe s. : au pl. , éditeurs indépendants d’ouvrages littéraires de fabrication artisanale. 

le choix de l'artisanat

fabriquer des livres à la main. À l’origine, il y a des rencontres, des affinités, des amitiés. Issus des lettres, du graphisme, du monde du livre, les élans se sont joins au printemps 2012 à Lille autour de manuscrits qui nous avaient passionnés. Avec pour capital de départ le savoir-faire de chacun et beaucoup d’enthousiasme, nous avons commencé à créer des livres. Très tôt, nous avons senti que cette activité avait du sens et décidé de continuer à imprimer, massicoter, plier, relier, façonner, coller, découper… Aujourd’hui, dans l’atelier des Venterniers, qui s’est inscrit à Saint-Omer en 2015, les mains continuent de s’activer façonnant une aventure éditoriale marginale fondée sur le geste de l’artisan.

 

fabriquer des livres pour faire résonner la parole d’un créateur. Le tout premier geste consiste à ouvrir une enveloppe, à découvrir une écriture, à se laisser atteindre. La décision prise ensuite de concevoir un livre, de mettre notre artisanat au service de cette parole, manifeste notre reconnaissance de lecteurs.  Au regard de l’implication personnelle que demande leur confection, chacun existe évidemment parce que nous sommes convaincus de la nécessité de l’offrir à la lecture. Aussi l’écriture, qu’elle soit textuelle ou iconographique, est première et notre ouvrage est messager. Son édition répond à un impératif qui n’est rien d’autre que notre conception du métier d’éditeur : travailler en même temps que le passage du texte sa réception, penser notre support de lecture idéal pour incarner la parole offerte.

 

fabriquer des livres qui renforcent les liens. Notre maison est petite (« Petite, elle est à ma mesure » disait José Corti) mais cette démarche artisanale procure des atouts précieux. Chacun étant unique, portant les empreintes de ceux qui l’ont façonné, nous préparons une liaison privilégiée entre le livre et son lecteur qui peut-être aura conscience, en le manipulant, de la multitude de gestes qui lui ont donné naissance. Avec une production limitée à nos moyens physiques, il nous plaît d’ailleurs de pouvoir accompagner les ouvrages, qui sont numérotés, jusqu’aux mains des lecteurs. Dans notre propre librairie ou à la faveur de manifestations littéraires, faisons de la rencontre avec le livre un événement, une fenêtre qui s’ouvre sur l’inattendu.

 

fabriquer des livres avec du temps. Nous choisissons des outils et des matériaux simples afin de maintenir des prix de vente modérés mais pour que les livres durent, nous leur donnons justement du temps, beaucoup de temps : chaque ouvrage demande des heures de travail. Avec pour la plupart un tirage ouvert, jamais désuets, les livres de notre catalogue chemineront encore. Ils peuvent en effet se transformer, au fil du dialogue constant avec les auteurs. Aussi, et en dépit de tout ce qui s’y oppose, de la dureté des marchés, de la morosité de la société, des désenchantements de notre époque, leur espérance de vie (et notre joie) est-elle considérable.