préface de Philippe Delerm - avant-propos de Marie-Hélène Fraïssé

Édition courante disponible - édition limitée épuisée

 

C’est du creuset de son enfance que Luc Bérimont détient « le sens du récit, du mystère, du pouvoir des mots ». Dans ce roman d’apprentissage, qui se déroule dans les années 1920 dans la région de Maubeuge, l’auteur est moins conduit par la nostalgie d’un passé révolu que par une quête poétique.

Le petit André Leclerc grandit sous le regard de ses parents et de l’emblématique Man Toinette, autoritaire et protectrice matriarche, dont la mémoire inépuisable berce l’enfant d’histoires tragiques, où se bousculent les uhlans de 1870, les exils forcés, les veuvages... Nous revivons avec lui les délices et les déconvenues du jeune âge : le quotidien du village dans l’entre-deux guerres, les rituels familiaux entre une grand-mère pratiquante et un père anticlérical, sa découverte de la littérature, ses premières amours, jusqu’à sa progressive et émouvante émancipation.

Dans ce Nord rural à la terre lourde – terre originelle disparue que nous ne pouvons plus rejoindre que grâce à la littérature –, « le merveilleux est une chose sérieuse ». 

 

 

« Il y a dans votre style et dans vos évocations tant de fraîcheur, de finesse et de jeunesse qu’on n’arrive jamais à les situer dans le temps de ces 1925. Il semble en le lisant y voir retracé quelque chose qui serait et qui n’est pas son propre souvenir. D’après Keats, c’est là l’essence même de la poésie. » 

J.M.G. LE CLÉZIO

 

« C’est en bordure de la forêt Mormal que s’est écoulée l’enfance de Luc Bérimont, "devant la masse végétale écarlate en automne, dépouillée aux premières pluies lourdes, engourdie sous la carapace de froid". Dans son roman autobiographique Le Bois Castiau, il en a campé les héros : Man Toinette, sa grand-mère, environnée de commodes luisantes, de cadres, de flacons, de crucifix, de faïences, mais aussi de sacs de grain odorants qui dormaient dans la remise ; un grand-père forgeron qui avait, dit-on, fracassé à coups de marteau le crâne des loups qui le cernaient à la lisière du bois ; et aussi son initiateur en poésie, son ami Félix-Quentin Caffiau, avec lequel il sculpte dans le bois les caractères destinés à imprimer leur première revue, qui s’intitulait naturellement Prairie. Cette fureur de vivre en poésie n’allait pas le quitter. » 

J.Y. DEBREUILLE

Le Bois Castiau • Luc Bérimont

18.00€Prix
  • Luc Bérimont (1915-1983) est né dans une famille d’origine ardennaise. Il vit au lycée ses premières aventures littéraires avec

    la création d’une revue encouragée par Jean Paulhan et Jean Giono. Il écrit jusqu’à devenir une figure incontournable de l’École de Rochefort aux côtés de Jean Bouhier, René Guy Cadou et Jean Rousselot. Romancier, il sera un acteur important de la chanson

    et de la radio, nouant des liens d’amitié durables avec Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel, Guy Béart, Claude Nougaro... qu’il a été parmi les premiers à faire connaître. Léo Ferré a notamment mis en musique ses poèmes « Soleil » et « Noël ».

    • collection : "le Chant des Artisans"
    • genre : récit d'enfance
    • date de parution : juin 2015
    • nombre de pages : 256 pages
    • format : 15 x 22 cm
    • isbn : 979 10 278 0035 3
    • prix de vente : 18 euros

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